Est-ce que vous dormez bien ?

Moi, non. Ou plus exactement, je dors plutôt bien mais la majorité du temps je ne dors pas assez.
Une ou deux nuits trop courtes, ce n’est pas bien grave. Par contre, quand je commence à accumuler le manque de sommeil et que la fatigue s’installe, ça impacte toujours ma capacité à écrire. Ce qui est, somme toute, fort logique :

=> Ecrire nécessite de mobiliser nos capacités cérébrales

=> C’est par le sommeil que notre « muscle-cerveau » se repose et retrouve des forces

=> Pas de sommeil = Cerveau trop fatigué pour écrire

 

J’y suis particulièrement confrontée depuis quelques semaines.

Je suis censée travailler sur la réécriture d’une scène de Byakko, mais à cause de la fatigue, je n’y arrive pas. D’autant plus que c’est une scène complexe à réécrire pour moi, car elle met en jeu des émotions à la fois fortes et refoulées des deux personnages qui y prennent part. Il n’y a donc pas que le manque de sommeil qui joue sur mon blocage, mais je suis convaincue que c’est le premier élément clé.

La réécriture de cette scène est en dehors de ma zone de confort : elle nécessite que je me concentre et que je réfléchisse à des éléments de narration qui ne sont pas instinctifs pour moi.

Deux actions que je ne peux pas réaliser avec un cerveau fatigué (d’autant plus que ma plage de prédilection pour écrire est le soir, donc au moment de la journée où il me reste le moins d’énergie…).

Ruminages nocturnes

Ruminages nocturnes

Vous allez me dire « Ben, va dormir alors ! », et vous auriez bien raison.

C’est effectivement la seule chose valable à faire ici. Le truc, c’est que le manque de sommeil est un cercle vicieux chez moi.

Comme je suis fatiguée, je n’arrive pas à avoir des journées très productives. La petite réserve d’énergie que j’ai passe en priorité dans mon boulot et dans ma vie de famille, mais je ne fais ni l’un ni l’autre très bien. Sans parler des activités personnelles, qui deviennent inexistantes. Je termine donc mes journées sur un sentiment de frustration, parce qu’elles ne sont satisfaisantes sur aucun plan.

Et c’est cette frustration qui m’empêche d’aller me coucher tôt : je rechigne à aller dormir sans avoir eu au moins un truc bien/sympa dans ma journée. Du coup, je me plonge dans un roman ou je regarde une série. Mais plus je suis fatiguée, plus je vais avoir du mal à chasser ce sentiment de frustration, donc plus je vais traîner tard avant d’aller me coucher. Et donc plus le lendemain je serai fatiguée !

Cercle sans fin…
Dans lequel je tombe en plus facilement, parce que dès que j’arrive à retrouver une belle énergie je vais me coucher tard (voir très tard) plusieurs soirs de suite, mais pour une tout autre raison : Ecrire !
Jusqu’à ce que la fatigue me rattrape, et que la frustration prenne le relais de Muse pour me tenir éveillée le soir.
Moi, je vous dis, je ne suis pas sortie des ronces… -_-Zzzz

Je vous donne rendez-vous au prochain article pour un nouveau bout de chemin à arpenter ensemble.

D’ici là, écrivez bien !

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