Cindy Van Wilder

Cindy Van Wilder – Auteurice

Je connais Cindy Van Wilder depuis presque dix ans maintenant. Nous avons fréquenté le même forum d’écriture et de bêta-lecture (qu’iel avait contribué à bâtir). J’ai aussi eu la chance d’être son éditrice le temps d’une nouvelle dystopique, à l’époque où je dirigeais la collection de textes courts des éditions Voy’[el].

Avec beaucoup d’admiration, j’ai suivi son parcours depuis la publication de ses premiers romans aux éditions Gulfstream jusqu’à la récente adaptation en podcast de son diptyque Terre de Brume publié aux éditions Rageot.

Auteurice éclectique, Cindy navigue du fantastique sombre à la fantasy post-apocalyptique, du roman contemporain engagé aux contes de son Ardenne chérie. Mais toujours, iel a à coeur de mettre en avant la diversité. Cindy Van Wilder porte un regard différent sur nos sociétés et, derrière l’aventure romanesque, nous pousse à nous interroger sur nos propres regards.

C’est un grand plaisir pour moi de l’accueillir pour mes interviews inspirantes !

 

Aodez : Bienvenue en ces lieux, Cindy. Voudrais-tu ajouter quelques mots à cette introduction ?

Cindy : Hello à toustes et merci de l’invitation ! Je ne vois pas quoi ajouter à cette brillante introduction, sinon : merci !

 

Aodez : Attaquons-donc maintenant le cœur du sujet. Te souviens-tu de tes débuts d’auteurice ? Avais-tu confiance en ton écriture à l’époque, ou au contraire étais-tu très critique quant à tes capacités ?

Cindy : Je vais dire que j’avais une confiance naïve. Je savais que je voulais écrire depuis toute petite, mais je n’avais aucun recul sur mes écrits et même si j’avais ingéré inconsciemment pas mal de pratiques et de techniques d’écriture via la lecture, je ne les avais pas encore mis en pratique. C’est vraiment le forum que tu as mentionné dans ton intro qui m’a donné de quoi fourbir mes premières armes, entrer véritablement en écriture et surtout, m’a permis de connaître des personnes formidables qui sont devenues de véritables ami.e.s.

 

Aodez : Avais-tu des peurs en tant que jeune auteurice ? En as-tu encore aujourd’hui ?

Cindy : Oh oui, les peurs sont légion quand j’écris. J’avais la peur de ne jamais être publié.e quand j’étais jeune auteurice, à présent mes craintes sont plus complexes et multiples aussi.

Peur de ne plus arriver à séduire mes lecteurices par mes histoires, peur d’offenser involontairement un public-cible (et d’ailleurs, elle s’est réalisée avec #TousDebout), peur de ne plus trouver d’éditeur…

Néanmoins, ce qu’il y a de « bien » si je puis dire avec ces peurs, c’est qu’elles me donnent aussi l’énergie d’aller de l’avant, de toujours chercher à faire mieux, à m’améliorer, à me dépasser. Par exemple, vu que je parlais de #TousDebout plus haut, voir cette peur se concrétiser m’a donné encore + l’occasion de faire un travail sur moi-même, sur mon regard d’auteurice, sur mes intentions quand je construis une histoire.
Ce qui est essentiel, je trouve, c’est de faire de ces peurs des moteurs et non pas des obstacles insurmontables.

 

Aodez : T’est-il déjà arrivé de rencontrer de grosses difficultés dans ton écriture ? Un point particulier que tu n’arrivais pas à maîtriser ? Si oui, comment l’as-tu (ou les as-tu) surmontée(s) ?

Cindy : Je ne vois pas vraiment de grosses difficultés en particulier. En fait, ce serait plutôt un ensemble – comment s’organiser quand tu es publié.e, que tu dois livrer ton second tome/prochain roman et que tu ne peux pas travailler sur ton roman à temps plein (l’écriture ne payant pas encore les factures), comment négocier un contrat (surtout avant que je ne signe avec ma brillante agente !), comment gérer les dédicaces, les pitches… C’est une courbe d’évolution exponentielle et j’ai eu la chance d’être bien entouré.e pour gérer tout ça !

 

Aodez : Aujourd’hui, malgré toute ton expérience, fais-tu encore face à certaines difficultés ?

Cindy : Oh, clairement. Aussi bien dans l’écriture que dans tout ce qui l’entoure. J’ai déjà évoqué une difficulté plus haut, à savoir comment écrire la diversité sans tomber dans les clichés toxiques et offensants. C’est une question bien plus complexe qu’il n’y paraît et je pense que ça demande un travail sur le long terme et une vigilance de tous les instants.

Il y a aussi les difficultés liées à mon exploration de l’écriture – comme tu l’as dit, je suis touche-à-tout, j’adore me lancer de nouveaux défis. Dernièrement, je me suis retrouvé à écrire un script de roman graphique et c’était quelque chose d’entièrement nouveau, avec des codes que je n’avais jamais pratiqué auparavant. Apprendre tout ça a véritablement été enrichissant !

 

Aodez : Quel est le meilleur conseil que tu aies lu ou reçu durant ta carrière d’auteurice, celui qui t’a le plus aidé ? (Que ce soit parce qu’il a levé un blocage précis ou sur le long terme.)

Cindy : Il y en a deux qui m’ont particulièrement aidé.

 

Aodez : Avec le recul, qu’est-ce que tu aimerais dire à lae jeune Cindy qui débutait en tant qu’auteurice ?

Cindy : Vas-y, mets-toi au travail et arrête de tergiverser ! 😀

 

Aodez : Et pour la dernière question : qu’est-ce qui rend l’écriture si précieuse à tes yeux ?

Cindy : Écrire, c’est une nécessité pour moi. Plus les années passent, plus je me rends compte à quel point c’est inscrit dans mon ADN. Les intrigues peuvent me venir à tout moment, les personnages s’imposer à moi et me parler. Il m’est arrivé de totalement décrocher de ce que j’étais en train de lire/regarder parce que la Muse s’était incrustée.

Bref, je ne m’imagine pas abandonnant l’écriture. C’est tout bonnement impossible !

Vous pouvez retrouver les publications de Cindy Van Wilder aux éditions Gulf Stream, Scrineo, Flammarion et Rageot, avec le petit dernier aux éditions Auzou !

Cindy a aussi publié des romans en auto-édition.

Et, bien sûr, vous pouvez retrouver l’adaptation en podcast de ses romans Terre de Brume par la RTBF !

(Cliquer sur l’image pour faire défiler le diaporama)

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